mardi 8 avril 2008

bon et bien le projet est fini, le cours aussi

Je sais, j'ai pris du temps pour écrire tout ça. Fallait que je réfléchisse. Bon, il faut dire que lorsque l'exposition du projet était enfin terminée, j'étais vraiment heureuse, positive et surtout soulagée, j'avais l'impression qu'un immense poids venait de partir de mes épaules. Bon, j’avoue que du point de vue de notre maquillage et nos coiffures, j’ai été déçue, pas parce que c’était ordinaire, mais seulement parce qu’on a vraiment pas eu assez de temps. Donc, ça m’a un peu énervée parce que je nous voyais vraiment MAQUILLÉES et COIFFÉES, mais là... On pensait qu’on ne pouvait pas installer le soir d’avant, mais ç’aurait été l’idéal, on aurait fait meilleure figure selon moi même si ce qu’on a fait était bien, parce qu’on aurait vraiment eu le temps. Mais un gros merci à tout le monde qui s’est pointé pour l’installation, mais l’heure en après-midi à laquelle tout le monde était assis à nous regarder, c’était un peu long, mais merci pareil.

Bon, pour ce qui est de la structure du cours, tout le monde en parle alors pourquoi pas moi aussi ? Je veux dire tout d’abord que c’est intéressant de voir des opinions aussi divergentes les unes des autres pour ce qui est du cours. En effet, elles m’ont permis de réaliser quelque chose de très fort en moi que je sous-estimais peut-être. Je ne suis pas organisée (ça c’est pas nouveau) (ah et pis c’est pas tout le temps que je suis pas organisée, mais j’avoue c’est souvent), bon la structure, je déteste et pour une fois que je pouvais pleinement foncer tête baissée – non, plutôt libre comme l’air, ça j’aime mieux, sauf que l’air ça fonce pas à ce que je sache – dans un projet auquel il n’y avait aucune barrière. AUCUNE !!! À part tenir compte des autres, mais c’est un détail. Mais justement, c’est là le petit problème. Si moi j’adore la liberté de cette façon, C’EST PAS TOUT LE MONDE QUI AIME ÇA. La plupart ont même détesté, et oui, je pense aux autres. C’est pas tout le monde qui est comme moi, la plupart des gens que je côtoie sont différents. Ils aiment avoir une certaine structure qui les sécurise peut-être, ou peut-être qu’ils ont peur du néant, ou peut-être même que la liberté les terrorise, je sais pas moi, allez leur demander (manière de parler évidemment). Bref, le monde en général aime pas ça flotter dans un néant total et je peux les comprendre pareil, j’ai pas de difficulté à me placer dans la peau des autres (et oui, ça aussi ça fait longtemps que je le sais). Donc, pour que plusieurs personnes réagissent de la sorte, il faut admettre que la structure du cours – s’il y en avait une – était très très très subtile (invisible) ! Pour dire que je me sentais vraiment à l’aise, c’est qu’il n’y en avait pas du tout, comprenez la subtilité.

Pourtant, pour une fois que je me sentais vraiment libre et vraiment fière, j’ai quand même compris et accepté ma différence d’opinion. Cette expérience m’a été beaucoup bénéfique car j’ai appris à côtoyer sur une longue période des opinions totalement opposées aux miennes (et là je parle pas des chialages, mais des opinions constructives) plus que d’habitude. Ce que je veux dire, c’est que normalement, nos projets on les fait seuls, on s’en fout de ce que les autres pensent ou disent ou font. Bon, j’avoue que certaines fois, c’était frustrant en plein milieu du projet d’avoir à s’obstiner, mais c’est des choses de la vie. Mais en ayant eu la possibilité de partager nos opinions en TOUTE LIBERTÉ comme on l’a fait, ça ça a été génial. On a pu tout dire, qu’on l’admette ou non, autant nos joies que nos frustrations sur le projet ou sur n’importe quoi d’autre. Je répète parce que je trouve ça trop bien : on a eu la liberté de s’exprimer tout le temps, en équipes, pendant la table ronde, etc. On ne peut quand même pas nier ça.

L’expérience m’a vraiment aidée. Je me sens plus forte et encore plus confiante et écoutée, j’ai moins peur de dire mes opinions (j’y travaillais déjà). Encore un grand pas pour moi sur mon échelle personnelle. Je sais bien que c’est pas tout le monde qui me comprend en ce moment avec ce que je dis là, je tiens à vous rassurer j’ai rien fumé lol. Mais c’est vrai, j’ai adoré l’expérience, le vide, le flou et le néant ne me font pas peur, ils me forcent plutôt à donner encore plus de moi afin de créer de quoi d’encore plus remarquable car le néant, je veux le construire, le travailler, le recréer pour qu’il ne soit plus néant, pour qu’il prenne la forme toujours du plus merveilleux travail que je n’ai pas encore accompli pour l’instant (ça c’est peut-être mon optimisme). Enfin, c’est de réels défis personnels, mais j’aime ça. Je suis pourtant capable d’affirmer que beaucoup de monde pense différemment de moi sans pour autant que je me sente marginale (j’ai peut-être un don ???).

Bon pour conclure ça, je dirais qu’il faut chercher à s’approprier le positif que chaque chose, que chaque expérience nous apporte, nous donne même, même si on ne l’aime pas, cette expérience. Car toute chose nous est bénéfique, il faut savoir se l’accaparer pour notre bien, sinon on n’avance pas dans la vie. Et donc, c’est réussi pour moi. Merci.

1 commentaire:

Michel Arsenault a dit…

Une démarche toute à ton honneur!

Je t'encourage à persister dans le courage de penser autrement. C'est fantastique que tu puisses arriver à tout de même faire partie malgré le fossé que plusieurs ont créé...