En effet, en étant artiste dans une société comme la nôtre, contrôlée par un gouvernement de Droite, nous pensons évidemment que notre démocratie nous offre toute la liberté que nous désirons (évidemment en ayant comme limite de ne pas perturber la liberté des autres). Mais enfin, le sommes-nous vraiment? Un artiste, selon moi, est un individu qui cherche à s’exprimer de façon picturale, sculpturale, filmographique, etc. En bref, un artiste est un être qui vit de sa liberté d’expression, car tout artiste a, selon moi, quelque chose d’important à témoigner aux autres, soit sur la société en tant quel tel la plupart du temps. En effet, l’art reflète beaucoup les situations qui sont vécues selon les époques, et principalement de nos jours. L’art est souvent inspiré de ce que nous véhiculent les médias, soit les problématiques reliées à l’environnement, les causes politiques (notamment les travers de celle-ci) et les autres causes reliées aux relations humaines telles le féminisme ou le multiculturalisme, par exemple. Mais le problème dans l’art occidental d’aujourd’hui est qu’il est contrôlé par le gouvernement d’une certaine façon, mais ce n’est pas nouveau. Avant le 20e siècle, l’art était contrôlé aussi, mais différemment. Les artistes avaient des contrats à remplir, ils ne faisaient pas ce qu’ils voulaient, mais plutôt ce qui se devait d’être fait. Être artiste ne devait pas être une partie de plaisir, restreints comme ils l’étaient par leurs commandes.
Enfin, de nos jours, le gouvernement impose la censure, la censure de tout. Et même des arts. Pourquoi? Parce que le gouvernement au pouvoir est un gouvernement de Droite. Et qui dit Droite dit tradition. La Droite ne sera jamais tentée de croire ni de laisser croire une seconde qu’elle est encline aux changements alors que l’art se devrait d’être en perpétuelle évolution. Les artistes les plus reconnus au Québec sont les mêmes depuis quoi, dix, vingt, trente ans? Alors qu’il y a toujours de nouveaux étudiants qui sortent d’un peu partout dans la province avec leur diplôme en arts de toute sorte et qui s’essaient dans le métier et cela, sans se faire nécessairement connaître. Simplement parce qu’ils sont de la nouvelle génération. Celle qui s’informe au possible, et qui, avec un petit coup de pied dans le cul et un bon mouvement de masse, pourrait bien faire changer les choses. Mais le fait est que cette relève artistique, en entendons-nous parler des fois? Pas beaucoup, je suis entièrement d’accord! On n’entend pas parler de nous mais on entend encore parler de ceux qui, oui ont eu le talent et le succès. Mais maintenant, ce serait à nous de prendre leur place, non? Mais en même temps, il est vrai que nous sommes conditionnés par le fonctionnement de notre société, peut importe laquelle, puisqu’elle détient des valeurs et des traditions qui nous conviennent d’un sens. Donc, il est tout de même ardu de faire progresser les choses comme on l’entendrait véritablement.
Pourtant, la censure n’est pas qu’en arts, mais évidemment dans tout autre domaine que ce soit. Et on se dit libre. On croit bien vivre ici chez nous. C’est sûr qu’en comparant avec ailleurs, on vit assez bien ici. Mais arrêtons donc de faire comme le voisin : 'Pourquoi moi je parlerais? Lui il a pas encore parlé’ et aussi ’Pourquoi je parlerais, ça changerait rien de toute façon’. Arrêtons de nous comparer et analysons notre cas pour une fois. Récemment, certains grévistes se sont fait imposer un retour au travail forcé, ce qui brime bien évidemment le droit de libre expression de l’Homme, un droit qui se dit fondamental dans une société démocratique. Les femmes du Québec ont failli, à cause de Mario Dumont de l’ADQ, se faire ‘forcer’, ou plutôt inciter à retourner travailler à la maison en se faisant payer en récompense. Voyons donc, nous les femmes on s’est battues dans les années 70 comme des forcenées pour obtenir les mêmes droits que nos homologues masculins, on a obtenu le droit de vote depuis encore plus longtemps, oui il y a encore un bout à faire pour arriver à nos fins. Mais il y a quelque chose qui me désole dans cette situation : pourquoi avons-nous arrêté de nous battre pour nos droits? Ce sont encore les militantes d’autrefois qui parlent pour nous, et bientôt elles partiront. Il faudra bien prendre la relève à leur place pour continuer ce qu’elles ont commencé pour nous, sinon le gouvernement va faire comme il le fait toujours. Lorsqu’il n’entend plus parler d’un problème, il ‘l’oublie’ et nous invente encore une loi qu’il nous balance en pleine face sans avertir pour nous restreindre encore plus après par rapport à ce foutu problème. J’oubliais un problème encore plus important. Saviez-vous que Harper, m’a-t-on appris, est pro-vie? Il voudrait que l’avortement soit maintenant considéré comme un crime! Imaginez-vous, une adolescente qui se fait violer et qui n’a pas pris la pilule du lendemain, simplement parce qu’elle ne voulait pas que ses parents le découvrent ou peu importe, ne pourrait plus subir l’avortement. Son dossier judiciaire serait entaché parce qu’elle aurait tué un fœtus. Mais aurions-nous oublié quelque chose de primordial là-dedans, qui est la dignité de la femme à proprement parler? Nous, qui portons les enfants, nous qui souffrons (pour un bien ou pour un mal, dépendant des circonstances) pendant neuf mois. Nous qui avons le système tout débalancé pendant la grossesse, nous qui souffrons le martyr en accouchant (il est prouvé que l’accouchement est la pire souffrance humaine, la crise cardiaque vient en deuxième), nous qui donnons la vie corps et âme, nous n’aurions pas le droit de décider de nos naissances? Nous prenons déjà la pilule, on porte le condom (en couple) et tout le reste, la pilule du lendemain peut nous sauver dans certains cas (il est prouvé que ce n’est pas toutes les femmes qui peuvent la prendre car c’est extrêmement fort et bourré d’hormones, ça fait vomir, ça étourdit, bref, ça tue presque). On fait les efforts, et malgré cela, il arrive que l’on fait des erreurs ou bien qu’on n’a pas le choix d’agir d’une certaine façon. Et puis, on se fait dire que bientôt, on deviendrait toutes des criminelles parce qu’on a tué un fœtus. Le corps de la femme appartient-il encore à la femme elle-même ou bien plutôt au gouvernement? Car selon moi, un fœtus ne devient humain que lorsque le cordon ombilical est coupé, car du moment que le cordon ombilical relie encore la mère au fœtus, ce dernier dépend d’elle, il se nourrit de sa nourriture, il fait partie d’elle, il est une excroissance d’elle d’une manière. Mais lorsque le cordon est enfin coupé, c’est à ce moment qu’il devient enfin humain à part entière et dépendant. Donc les femmes ne devraient pas être considérées comme criminelles parce qu’elles mettent un terme à une nuisance (car lorsqu’elles passent à l’acte, c’est souvent parce que la naissance s’avère une nuisance pour elles). Cela est aberrant. Et on croit bien vivre ici? Ouvrons-nous les yeux pour une fois!
La Droite est vraiment problématique et il est facile de la critiquer puisque nous vivons tous dedans, peut-être à contrecœur. C’est pour cela qu’il est bien important de se tenir informé de la politique. Il faut cesser de ne pas se sentir concerné. Le gouvernement ne prend peut-être pas compte de tous et chacun personnellement, il ne fait peut-être pas de cas par cas, mais il nous gouverne quand même, donc nous devons nous sentir concernés. Avez-vous remarqué que la plupart des personnes qui se plaignent, se plaignent pour leurs droits (le Bien-Être Social, de meilleures conditions de travail, etc.), mais ne réalisent pas que leurs utopies seraient plutôt réalisées avec un parti de la Gauche au pouvoir? Alors pourquoi continuer de voter pour la Droite du moment que l’on veut se faire entendre, respecter et aider? Le respect de la personne dans la collectivité est une valeur de la Gauche, mais la Droite prône l’individualisme et le profit, toujours le profit, l’argent, l’image. Je me suis déjà demandé si ce n’était pas les personnes âgées qui votent toujours uniquement pour ce qu’ils ont toujours connu, soit la Droite, qui les sécurise. La Droite rejoint peut-être bien leurs valeurs à eux, mais les valeurs de la société ont beaucoup changé depuis. Nous avons besoin de changement et ce n’est pas la Droite qui va le faire pour nous.
En définitive, j’avoue qu’il est difficile de prévoir ce qu’un gouvernement de Gauche aurait l’air au pouvoir, mais il est très facile de constater les lacunes de la Droite puisqu’elle est au pouvoir. Enfin une dernière problématique serait relativement importante à citer, soit que le gouvernement est plutôt enclin à régler les problèmes en tentant de travailler sur les effets de ces problèmes, au lieu de travailler sur les causes, ce qui en vient à dire que l’on vit le problème relié aux effets secondaires du premier problème, qui lui découle d’un autre problème, qui lui dérive d’un problème du problème du problème du problème… qui s’amplifie toujours (jeu de mots).
jeudi 24 avril 2008
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